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 L'histoire d'Alacin

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Alacin



Messages : 2
Date d'inscription : 14/11/2012

MessageSujet: L'histoire d'Alacin   Mer 14 Nov 2012 - 16:40

*C’est à la lueur tremblotante d’une bougie que, penché sur une feuille de papier vierge, j’essayais vainement de trouver les mots pour raconter mon histoire. J’avais essayé de retarder cette épreuve le plus longtemps possible mais je savais parfaitement qu’il ne me serait pas longtemps permis de repousser ainsi l’échéance. Poussant un profond soupir, je mouillais ma plume de Péco péco dans l’encrier et cherchais où commencer mon histoire. Mes pensées remontèrent le temps pour s’arrêter la nuit où mon destin fût scellé. Je me décidais enfin à tout raconter. Faites que ces quelques pages ne tombent pas entre des mains trop jeunes.*

Chapitre 1 : Destin


Accroupi, le dos appuyé contre le tronc d’un frêne, j’essayais vainement de reprendre mon souffle et de calmer les battements de mon cœur. Mes doigts, dont les jointures avaient pris une couleur blanche, étaient engourdis par la pression que j’exerçais sur la poignée de mon épée. Depuis quelques minutes déjà, j’entendais les Chevaliers Orcs tout autour de moi, avançant, de toute la discrétion dont ils étaient capables, sur le chemin qui menait au village. Je lançais un coup d’œil autour de moi pour vérifier que les autres gardes maintenaient bien leurs positions, dissimulés dans les fourrés, et étaient près à intervenir dès que je leur ferais signe. Mon plan était implacable. Les guetteurs avaient repéré une très large troupe d'ennemis alors que ceux-ci étaient encore loin du village. J’avais convoqué les gardes qui avaient eu tout le temps de se préparer et nous nous étions mis en place pour tendre une embuscade au cœur de la forêt à la faveur de la nuit. Les envahisseurs allaient être pris dans une tenaille mortelle dont aucun ne ressortirait vivant. Je patientais encore quelques instants, laissant ma proie ignorante passer devant moi et, de toute la puissance de mes poumons, je hurlais un cri de guerre qui, aussitôt, fût reprit dans toute la forêt alentour. Je n’attendis pas que l’effet de surprise soit passé pour sauter sur le chevalier et abattre sur la tête du pauvre Cavalier, toute la fureur et la puissance que j’avais su contenir jusqu’à ce moment. Mon adversaire et sa monture périrent sur le coup ; aucun des deux n’eut le temps de heurter le sol que, déjà, je bondissait sur une autre proie, emporté par une rage de sang insatiable que ce premier et trop rapide combat n’avait pu étancher. Dans toute la forêt, des bruits de combats et des cris de terreur résonnèrent quelques minutes avant qu’ils ne soient remplacés par la cavalcade des chevaux en déroute. Lorsque, enfin, je repris conscience de ce qui se déroulait autour de moi, tout mon corps était à présent constellé de tâches poisseuses, sâles et rougeâtres, et la lame de mon épée était ébréchée. Ce court combat m’avait apporté un peu de satiété, mais mon besoin restait très largement inassouvi. Rassemblant mes troupes autour de moi, je fis rapidement le tour des quelques blessés – tous légers - et, sentant que mes congénères avaient été aussi déçu que moi de la trop grande facilité de cette altercation, donnais le signal de la chasse.

Quelques heures plus tard, lorsque nous revînmes au village, nous pensions être fêtés pour notre victoire et acclamés comme des héros. Mais nous ne fûmes accueillis que par des cendres et des ruines fumantes…

Mon sang ne fît qu’un tour dans mon corps. Laissant tomber mes armes au sol, j’abandonnais mes compagnons pour me précipiter vers ce qui fût la demeure de mes ancêtres. Là, ce que je craignais le plus m’apparut brutalement devant les yeux. Je contemplais les corps sans vie de mes parents et, accroupi au-dessus d’eux, se tenait la frêle silhouette d'un homme, une dague à la main. Mon coeur fit un bond à cet instant. Tout ce en quoi j’avais cru, tous mes idéaux, venaient de disparaître aussi brutalement que la vie avait été ôtée à mes proches. Une haine farouche s’empara de moi, je fixais sans relâche la silhouette de l'homme qui se tenait devant moi avant de prononcer dans un irrésistible élan de colère...

- Toi !!

(A suivre...)
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